On a vu, on a adoré l'exposition hommage à Sebastião Salgado à l'Hôtel de Ville de Paris
Hôtel de Ville de Paris Du 21 février au 30 mai 2026
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Paris célèbre la mémoire du photographe brésilien Sebastião Salgado, disparu le 23 mai dernier. Du 21 février au 30 mai 2026, une exposition hommage exceptionnelle prend place dans la salle Saint-Jean de l'Hôtel de Ville. Près de 200 œuvres sont réunies pour retracer l’itinéraire d’un artiste dont l'objectif aura marqué l’histoire de l’image contemporaine.
Conçue par Lélia Wanick Salgado et l’ensemble de son studio, l’exposition bénéficie d’un prêt remarquable de 114 tirages issus de la Maison Européenne de la Photographie, institution chère au cœur de l’artiste. Portraits, scènes de labeur, paysages monumentaux : les grandes séries emblématiques de Salgado dialoguent ici avec des clichés plus intimes qui révèlent les multiples facettes de la carrière et de la vie d’un homme engagé. « J’ai voulu montrer différents aspects de l’être humain Sebastião Salgado : le père, le photographe et l’écologiste », confie sa femme. Au-delà de l’artiste mondialement reconnu, l’exposition met en lumière un homme profondément attaché aux valeurs humanistes, défenseur d’un monde plus juste et écologiquement durable.
Ce parcours sensible est complété par les œuvres de son fils, Rodrigo Salgado. Ses peintures, reflets d’un univers intime et vibrant, prolongent le souffle engagé qui traverse toute l’exposition. Un passage de flambeau aussi tendre que saisissant qui fait perdurer la mémoire et l'héritage de ce photographe de génie.
HÔTEL DE VILLE Du 21 février au 30 mai 2026
3 rue de Lobau, 75004 Paris - M° Hôtel de Ville (1, 11)
Du mar. au sam. 10h-18h30, les jeu. 13h-20h - Fermé les dim. et lun. Entrée gratuitesur réservation
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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