Exposition Mary Cassatt au musée d'Orsay : nos photos et notre avis
MUSÉE D’ORSAY
Du 6 octobre 2026 au 31 janvier 2027
Mary Cassatt, l'indépendante.
Nous avons parcouru l'exposition en avant-première, la veille de son ouverture au public. Premier choc : les murs. Gris perle, prune, bleu ardoise puis vert céladon, chaque salle change de couleur et fait claquer les cadres dorés. On se retrouve face au Thé, prêté par le Museum of Fine Arts de Boston, et à la Fillette dans un fauteuil bleu, venue de la National Gallery of Art de Washington, deux toiles qu'on n'a pas l'habitude de voir de ce côté de l'Atlantique.
Cent ans qu’on l’attendait. Au centenaire de sa mort, Mary Cassatt (1844-1926) entre enfin dans une grande exposition nationale française. Le musée d’Orsay consacre à cette Américaine, pilier de l’impressionnisme, sa première rétrospective française d’envergure. L’indépendance guide les quatre-vingts tableaux, pastels et estampes réunis. Mary Cassatt la conquiert par son talent, invitée par Degas aux expositions impressionnistes dès 1879, puis par son métier, en ouvrant son atelier et en rémunérant ses modèles dans un milieu masculin. Elle l’acquiert aussi financièrement, achetant un château dans l’Oise et conseillant des collectionneurs américains.
« Je suis indépendante ! Je peux vivre seule et j’aime travailler »
Le sommet du parcours est Modern Woman, ce décor monumental commandé pour le Pavillon de la Femme à l’Exposition universelle de Chicago en 1893. Aujourd’hui perdue, l’œuvre renaît grâce à une restitution numérique. Autour d’elle figurent des peintures et pastels rarement vus en Europe, ainsi que les Dix Planches en couleurs. L’indépendance s’affirme enfin dans son engagement. Malgré l’opposition de sa famille, Cassatt organise en 1915 à New York, avec Louisine Havemeyer, une exposition en faveur du vote des femmes. Quelques œuvres concluent le parcours, rendant à cette pionnière sa juste place.
Notre avis
Une rétrospective attendue, qui tient ses promesses. L'accrochage, aéré, laisse respirer les grands formats. La salle verte réunit ses estampes en couleurs, La Lettre, La Lampe ou Jeune femme essayant une robe, et révèle la graveuse derrière la peintre.

Plus loin, la section « Artiste-peintre, patronne » : la vie à Beaufresne raconte la femme d'affaires installée en 1894 dans son château de l'Oise.

Notre conseil : réservez un créneau et profitez de la nocturne du jeudi, jusqu'à 21h45.
Découvrez aussi notre visite de l'exposition en vidéo sur notre reel Instagram. Et pour voir les autres expositions qui ouvrent en ce moment, rendez-vous dans nos nouvelles expositions à Paris.
MUSÉE D’ORSAY
Du 6 octobre 2026 au 31 janvier 2027
Espl. Valéry Giscard d’Estaing, 75007
M° Solférino (12) – RER C Musée d’Orsay
Mar. à dim. 9h30-18h, le jeu. jsq. 21h45
Fermé le lun.
Tarif : 14 € - TR : 11 € Gratuit -26 ans



