Face à la crise, le musée de Brooklyn vend ses tableaux

 

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En réponse à la crise, le musée de Brooklyn de New-York a vendu aux enchères douze tableaux de ses collections, ouvrant une porte vers ce qui risque de devenir monnaie courante aux États-Unis et dans le monde. Le New-York Times relève à ce titre que « C’est le genre de ventes qui aurait autrefois suscité des critiques, voire des sanctions », la vente d’œuvres étant strictement encadrée par la législation américaine et autorisée uniquement dans le but de débloquer des fonds afin d'augmenter par la suite les collections. C'est donc la première fois qu'une telle vente est tolérée, et organisée dans le but de subvenir aux seuls frais de fonctionnement de l'institution. Le 15 octobre, le musée a ainsi mis en vente chez Christie's douze tableaux, dont des toiles de Cranach l’Ancien, Courbet et Corot afin de financer l'entretien des collections. Plus qu'anecdotique, cette vente révèle surtout la gravité de la crise liée à la pandémie qui malmène les institutions culturelles dans le monde entier. Les mois de fermeture qui ont précédés aux mesures drastiques que les directions et leur public ont souvent du mal à comprendre ont mis à mal toute cette économie, et justifient alors le recours à ces mesures inédites.

 

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Cette mesure dite de « deaccessioning » ne semble toutefois pas menacer les collections française. L'édit de Moulins de Charles IX, daté de 1566, portant sur l'Apanage de la couronne a entériné le principe d'inaliénabilité des œuvres qui empêche cette pratique. L'article L 52 du Code du domaine de l'État qui précise ainsi que « les biens du domaine public sont inaliénables et imprescriptibles ». La loi musée de 2002 prévoit, elle, néanmoins des aménagements puisqu'il demeure possible de vendre des œuvres pour en acquérir de nouvelles. Un flou persiste toutefois sur les collections privées dont les biens ont été acquis avec des fonds publics, comme c'est le cas pour les Fonds régionaux d'art contemporain (FRAC) qui sont souvent des associations de loi 1901, donc des personnes privées, mais donc les collections regroupent souvent des œuvres majeurs à forte valeur marchande acquises avec le concours de l’État ou d'une collectivité territoriale.


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