Insolite – Les dernières images de « La reine des éléphants »
Le photographe Will Burrard-Lucas a immortalisé l’un des derniers pachydermes du Kenya, surnommée « La reine des éléphants » juste avant qu’elle ne soit plus. //
Connu pour ses clichés exceptionnels et rares de la "panthère noire", l'artiste a capturé les derniers instants de ce somptueux éléphant. Véritable symbole du parc national de Tsavo au Kenya, cette femelle majestueuse est décédée de causes naturelles il y a peu, après avoir vécu plus de 60 ans. Une période durant laquelle elle a su échapper au braconnage. Ces images aussi rares que sublimes montrent à quel point ce plus grand mammifère terrestre – qui paraît un peu affaibli et amaigri sur les photos – était hors normes à tout point, à commencer par ses fameuses défenses géantes qui flirtaient avec le sol. Pour rappel, il ne reste plus qu’une trentaine de ces pachydermes actuellement, qui ressemblent, à s’y méprendre, à des mammouths préhistoriques. On remercie encore une fois Will Burrard-Lucas pour ces images qui témoignent de la disparition de certaines espèces animales et la nécessité d’assurer leur protection, notamment contre la convoitise de l’ivoire par les braconniers. D’après la fondation WWF, entre 20 000 et 30 000 éléphants sont tués par les braconniers chaque année.
Cette créature majestueuse baptisée F_MU1 fait partie des rares éléphants connus sous le nom de « tusker » (ou super tusker), un type d’éléphant qui possède des propriétés génétiques qui lui confèrent une grande taille et de grandes défenses de plus de deux mètres, encore plus attirantes pour les criminels. Il est d'ailleurs d'autant plus incroyable qu'elle ait survécu jusqu'ici ! Les photographies sont présentées dans le nouveau livre de Will intitulé « Land of Giants » qui sortira le 20 mars. Pour comprendre son travail et comment parvient-il a être aux plus près des animaux, il utilise une caméra camouflée de vert dotée de capteurs :
D’après Will Burrard-Lucas, il ne resterait plus qu’une trentaine de «super défenseurs» comme F_MU1 en Afrique. Alors, pour réaliser ses photos, il a dû redoubler de patience. Car, l’éléphante vivait dans un espace d’environ 13 700 kilomètres carrés - soit la taille de l'Île-de-France. Un véritable privilège puisque c'était la première fois que cet animal était photographié dans son état naturel à des fins scientifiques.